Entre terre et brume

22 janvier, ce matin j'ai décidé d'aller voler coûte que coûte. J'ai lancé un appel sur le forum du club mais rien de positif en retour. Pas grave... Je volerai seul.

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Je me mets donc en route pour notre plateforme de Lagery. Arrivé au pied du chemin qui mène au déco je constate que celui-ci est gorgé d'eau. Je monte malgré tout, mais ce à quoi je m'attendais arriva. Le dénivelevé étant assez conséquent, mon Scénic se mit à patiner de chez patiner à tel point qu'il cala ! Je redémarre, me laisse un peut redescendre puis: "première"-"deuxième", ça patine, les pneux fument, ça sent le chaud, je braque, contre-braque, puis fini par accrocher pour enfin repartir.

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Sur place la visi est d'environ 150 m horizontale pour environ 100 m verticale. Le vent oscille de façon très indécise entre sud et ouest, il est assez turbulent et souffle à 25 km/h. Pour ce est de l'état du sol je ne vous fais pas de dessin. Mais bon... Je préchauffe mon moteur, étale ma belle, me positionne en "face voile" (bien entendu), recule franco, me retourne, mets les gaz à fond et hop là...

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Ca gigotte pas mal, l'aérologie est assez raffaleuse, je passe le cap des 70 m QFE et là tout se calme. Le vent reste fort, certe, mais est très laminaire. La visi n'est pas terrible, j'arrive à me situer grace à de nombeuses trouées. Je monte encore et encore et à ce niveau de mon ascension le vent m'empêche d'avancer, je suis "scotché" !

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A ce moment même, imaginez la situation:

Je suis confortablement assis dans ma selette, le vent frais caresse doucement mon visage. Un grand écran panoramique tel celui d'un cinéma, est devant moi et ces images magnifiques me passent devant les yeux. De gros nuages blancs ainsi que de splendides filets de brume se déplacent somptueusement en silence, ceux-ci viennent vers moi, m'entourent. J'ai le sentiment de voler dans une immense "barbe à papa". Seul de temps à autre une bourrasque me ramène à la réalité.

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Au bout de 30 minutes de vol la visi ne s'améliorant pas vraiment, je décide de poser. Je relâche les gaz dans le but t'entamer ma descente et là, c'est flagrant, passer sous la barre des 60 m QFE, l'éssoreuse à salade se remet en route ! j'aperçoi la manche à air qui elle, ne sait plus où donner de la tête. "droite-gauche-centre-gauche-droite..." Bref, vous m'avez compris.

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De toutes façons il faut que je pose. Je me positionne  face au vent (enfin j'éssai...), je coupe les gaz, lève les mains, corrige ma trajectoire puis d'un coup, à 15 m sol, je sent mon aile s'enfoncer plus vivement. Le gradient a encore frappé ! Juste le temps d'arrondir et me voilà posé !

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Entre temps, Daniel le proprio du terrain est arrivé. Nous avons discutaillé une bonne heure. Vraiment sympa ce proprio...

Ensuite le moment de rentrer est venu, ce que je fit.

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